2019 : année de la spoliation de votre épargne?

Une nouvelle année commence. 2019 n’implique pas forcément une réinitialisation des compteurs économiques. Les marchés actions sont fragiles. Ils refroidissent de plus en plus l’ardeur des investisseurs. Comme le montrait la rétrospective de la semaine dernière : les investissements gagnants en 2018 ne furent pas légions.

Les grandes Bourses qu’elles soient françaises, européennes ou américaines, ont fini dans le rouge avec de piètres performances annuelles. Une éventuelle diversification sur les marchés asiatiques n’apporta pas non plus les résultats escomptés. Hormis l’Inde et la Nouvelle-Zélande, ils connurent leur pire résultat en sept ans : les valeurs chinoises ont enregistré -29%, le Nikkei -12,1%... les performances des Bourses pakistanaise ou coréenne furent aussi catastrophiques.

Vous conviendrez que laisser dormir son épargne sur un livret A ou dans des assurances-vie véhiculées en fonds euro, aux performances respectivement pitoyables, n’est pas non plus une solution idéale. Leur apparente sécurité est remise en cause par une inflation érodante, et pire encore, par la perspective d’un bail-in, cauchemar absolu de l’épargnant.

A la différence du bail-out, où c’est l’Etat (donc généralement le contribuable) qui vient à la rescousse d’une banque en cas de crise grave ; la pratique du bail-in permet à cette dernière de se recapitaliser sur les fonds de ses épargnants. En d'autre termes, si l'établissement bancaire est aux abois, il lui est permis d'utiliser les dépôts de ses clients (les vôtres, donc), pour se remettre à flots.

En outre, pour éviter une panique bancaire (bank run), des mécanismes existent pour geler les comptes de dépôts et les assurances-vie. Vous croyez que cette disposition intégrées dans la loi Sapin 2, n’est qu’hypothétique? Sachez que Chypre est un triste exemple de mise à contribution des déposants par ce biais.

 

Alors que faire de votre argent en 2019 ?

Il existe fort heureusement des solutions pour placer et booster, à long terme, votre argent. A cet égard, songez au crowdequity. Si le fait d’investir au capital de sociétés non cotées présente des risques, la récompense peut s’avérer spectaculaire pour l’investisseur patient.

Une fois votre argent placé et à condition d’opérer une sélection drastique des projets, votre investissement certes illiquide par nature, vous préservera des aléas de la spéculation boursière quotidienne. Voir l’entreprise choisie prospérer vous apportera une réelle satisfaction car elle sera signe d’une sortie prometteuse sur votre placement.

Aussi, non seulement cet investissement vous procure la possibilité d’irriguer le tissu économique français mais également de sortir votre argent du système bancaire. Si la carotte fiscale n’est pas une fin en soi, vous bénéficierez d’une réduction d’IR de 25% sur votre investissement. Dans les cas où vous investiriez en dehors de l’Union-Européenne, ce ne sera point le cas, mais vous serez alors diversifiés dans d’autres devises, comme le franc suisse ou la livre sterling, qui pourrait prémunir d’une faiblesse de l’euro.

Alors pourquoi ne pas se jeter dans l’aventure de l’investissement non coté en 2019, plutôt que d'attendre à tout prix des occasion d'acquérir des blue chips, ces actions connus du grand public mais très manipulées par les grosses mains?

« Tiens Philippe, pour Noël, je pensais m’acheter des actions Amazon ! Tu en penses quoi ? » me demandait un ami pendant les dernières vacances. Si l’idée de s’offrir des actions à cette occasion et pour soi-même, peut paraître originale… Celle d’en acquérir certaines dont le PER dépasse les 100, me paraît toujours saugrenue.

La fin de l’année dernière fut une période faste pour le géant de l’e-commerce qui a annoncé avoir gagné des dizaines de millions de nouveaux clients sur son offre payante ‘’Prime’’. Le timing n’était donc pas en soit mauvais. Entre le plus haut de l’action début novembre et le cours au moment de notre discussion, Amazon (AMZN) avait perdu plus de 30%. La possibilité d’un rebond n’était pas à écarter. Il survint d’ailleurs.

Perdurera-t-il pour autant ? Amazon est-il prêt à tester de nouveau le cours stratosphérique des 2 050 $?

Amazon est une société marginalement rentable. Il y a 22 ans, le géant était introduit en bourse. Il est depuis sujet à la spéculation et peu d'investisseurs, à part ceux adeptes du buy and hold (acheter et ne jamais vendre) ont été gagnants sur la période.

Entre les valeurs boursières soumises aux fluctuations difficilement mesurables du trading bancaire, et les placements prétendus sûrs et toujours sous la menace d'une spoliation généralisée, il existe une voie médiane: l'investissement dans le non coté.

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