Pourquoi les milliards gouvernementaux ne vous profiteront pas

Le CAC40 n'aura finalement pas réussi à déborder la résistance des 5600 points la semaine dernière.

Les adeptes du "Sell in May and Go Away" peuvent tout de même liquider leurs positions et passer un été tranquille avec un gain de +19 % depuis le premier janvier.

La performance est loin d'être négligeable puisque, sur les 10 dernières années, les gains annualisés du CAC 40 ne sont que de 5,7%. En d'autres termes, les possesseurs de valeurs françaises ont gagné l'équivalent de 3 années de hausse en seulement quatre mois.

Les investisseurs adeptes de dictons qui n'avaient pas cédé à la panique de décembre dernier pourront estimer avoir déjà "fait leur année" (pour reprendre un terme utilisé par les traders)... mais il ne seront probablement pas nombreux: le propre des actionnaires dynamiques, qui vendent et rachètent leurs titres régulièrement, est de multiplier les aller/retours.
Ils s'étaient donc probablement séparés de leurs valeurs mobilières lors du dernier trimestre 2018, attendant le krach de la décennie qui n'est pas venu.

Vous connaissez notre position, cher abonné: nous assumons notre incapacité totale à prédire le futur. Nous ne savons pas "surfer" sur les vagues des marchés cotés, et les événements macro-économiques refusent désespérément à se plier à ce qui relève pour nous du bon sens élémentaire. Les taux d'intérêt négatifs nous le rappellent tous les jours!

Nous nous bornons à acheter des titres d'entreprises qui créent de la richesse lorsqu'ils ne sont pas chers, et à les céder lorsque leur prix devient trop important. Acheter aux pessimistes et vendre aux optimistes reste une manière efficace de faire grossir un patrimoine.

Nous ne croyons ni aux diseuses de bonne aventure, ni aux promesses gratuites.

C'est pour cette raison que les dernières annonces gouvernementales ne nous permettent pas d'espérer un nouvel âge d'or pour les investisseurs et les épargnants. La baisse annoncée de l'impôt sur le revenu ne nous fait même pas lever un sourcil malgré notre sensibilité résolument libérale.

A première vue, relâcher la bride de l'imposition pourrait être une bonne chose dans notre pays où plus de 48% du PIB est confisqué en prélèvements obligatoires. Pourtant, les 5 milliards de baisse d'impôts sur le revenu annoncés la semaine dernière ne sont, pour l'instant, pas financés.

Utiliser la dette ou la planche à billet pour combler une diminution de revenus de l'Etat n'est pas une solution pérenne. La conséquence pour les contribuables est toujours la même: une baisse du pouvoir d'achat par de futurs impôts ou grâce à l'érosion de la valeur de la monnaie (inflation).

Pour être tout à fait complets, une suppression des niches fiscales utilisées par les entreprises a été évoquée. Ce ne serait alors qu'une nouvelle forme de transfert de richesse.

Déshabiller (un peu plus) Pierre pour habiller Paul ne correspond pas à une baisse de la pression fiscale à l'échelle du pays: c'est une simple mesure clientéliste qui ne changera rien à notre situation macro-économique.

En attendant de voir l'Etat diminuer simultanément ses prélèvements et ses dépenses (seul critère de sérieux des annonces), les investisseurs particuliers doivent se préparer à être mis une fois de plus à contribution, qu'il s'agisse de manière directe avec les prélèvements l'IR, ou de manière indirecte puisque les entreprises dont ils détiennent des titres, ou dont ils achètent les produits, seront mises à contribution pour l'Effort National.

Rendez-vous la semaine prochaine pour savoir comment vos investissements dans les entreprises en croissance peuvent être utilisés pour diminuer votre facture fiscale. Année blanche ou pas, vous pouvez certainement profiter de vos investissements effectués en 2018 pour alléger votre imposition - et il serait dommage de ne pas en profiter.

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