Trois start-ups qui s’envolent

Nous mettons de côté pour aujourd'hui les nouvelles macro-économiques pour nous consacrer à l'actualité des start-ups.

Malgré un contexte économique global gris comme l'automne, trois d'entre elles, opérant dans des domaines très différents, ont su ravir leurs investisseurs.

En ce début novembre, quoi de mieux que quelques bonnes nouvelles pour nous mettre du baume au cœur?

Starling Bank, la néo-banque qui a le vent en poupe

Les fintech ont beaucoup fait parler d'elles ces dernières années. Ces entreprises, dont la raison d'être revendiquée est de bouleverser le secteur bancaire, ont su voler aux établissements historiques des millions de clients.

Avec une stratégie 100% numérique et la pratique de tarifs au plancher, elles savent séduire les particuliers qui ne voient plus de raison de continuer à payer une fortune en frais divers alors que des équivalents gratuits existent.

Ce secteur initialement bouillonnant a bien vite atteint l'âge de raison. Aucun marché valant des milliards d'euros par an ne reste déstructuré bien longtemps: entre les régulations étatiques, l'arrivée au capital de ces start-ups des grands noms de la finance et les difficultés financières des nouveaux entrants peinant à trouver un business-model rentable, le marché s'est rapidement concentré.

Aujourd'hui, Revolut, N26 et Monzo dominent le marché européen et comptent à eux trois près de 15 millions de clients. Avec leurs levées de fonds colossales (N26 a levé 470 M€ cette année, Monzo 144 M€ et Revolut s'apprêterait à lever 1,5 milliards d'euros), la messe semblait dite et les "GAFA de la néo-banque" à même d'étouffer toute concurrence.

C'est dans ce contexte que l'annonce de Starling Bank vient nous rassurer quant aux possibilités d'innovation dans le secteur. La jeune pousse vient de terminer un tour de table à 30 M£ (soit environ 33 M€) qui vient compléter une levée de 75M£ en début d'année.

Elle compte dépasser sous peu le million de clients et développer son offre de conseil de gestion financière (suivi des dépenses, alertes de risque de découvert) grâce au Machine Learning.

Databricks bientôt déca-licorne ?

Le secteur financier, habitué à brasser des sommes folles, n'est pas le seul à être en pleine effervescence.

Databricks vient de finaliser un tour de table qui valorise l'entreprise 6,4 milliards de dollars.

Vous n'avez probablement jamais entendu parler de cette entreprise, et c'est bien normal: Databricks édite une solution logicielle de gestion de données Big Data avec des outils basés sur l'intelligence artificielle.

Il s'agit d'un véritable opérateur souterrain de l'Internet de demain. Son activité n'est pas "sexy", ne fait pas les gros titres des journaux et n'est compréhensible que d'une poignée d'informaticiens sur la planète... mais il s'agit d'une entreprise utile dont le potentiel est reconnu à sa juste valeur par les investisseurs.

Il est d'ailleurs intéressant de remarquer que de gros acteurs technologiques comme Microsoft sont présents au capital de Databricks. Quoi de mieux en effet que de posséder des parts dans les entreprises qui construisent les infrastructures de demain?

L'exemple de Databricks nous confirme qu'il existe encore un marché dynamique pour les entreprises innovantes dont l'activité apporte une réelle valeur ajoutée à l'économie.

Sortie positive pour les actionnaires de cette tech française

Terminons ce tour d'horizon par une bonne nouvelle hexagonale. Comitam, une start-up française qui avait effectué une levée de fonds en crowd-funding sur Anaxago il y a quatre ans, a annoncée son rachat.

Créée en 2011, l'entreprise met en relation des familles en deuil avec des professionnels des métiers du funéraires par le biais de sa plate-forme web. Elle apport ainsi une réponse technologique à une problématique bien réelle qui concerne, un jour ou l'autre, chacun d'entre nous: Comitam est tout à fait le genre de start-up que nous affectionnons.

Les sorties positives pour les investisseurs en financement participatif sont fréquentes, mais elles ont souvent lieu sous le sceau du secret. Sur le dossier Comitam, nous ne boudons pas notre plaisir de pouvoir, pour une fois, vous donner des chiffres précis.

Les investisseurs de la première heure ont été généreusement récompensés avec un multiple de 167% par rapport à la valorisation retenue lors du tour de table chez Anaxago. La performance est d'autant plus belle lorsque l'on sait que, sur la même période, le CAC40 s'est contenté d'un modeste +28 %, ce qui est déjà considéré comme une excellente performance pour l'indice français.

Ces trois exemples nous rappellent que l'investissement dans les entreprises non-cotées possédant une activité tangible n'est pas qu'une question idéologique ou un moyen de protection du patrimoine: c'est aussi l'occasion de réaliser de splendides plus-values!

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